lundi 14 décembre 2015

TDM 01 Inde - Jaipur, la Toulouse Indienne (3/6)


Capitale du Rajasthan, Jaipur est aussi la première ville de cette province que nous avons visitée. On l’appelle aussi la ville rose, de par la couleur des murs qui l’habillent. Et même si on n’a pas trouvé beaucoup de saucisses ou vu d’Airbus, je préfère l’appeler la Toulouse Indienne. Bienvenue dans le troisième volet de notre voyage chez les Indiens. 


Si la ville est dite rose, elle n’en est pas monochrome pour autant comme vous pouvez le constater sur ces photos de rue. Les couleurs sont éclatantes, les halles commerçantes sont propres, et il fait bon se promener à l’ombre d’un soleil bien veillant mais très puissant. 


Trois très gros tas de turbans entassés sur un toit. 


On vient de toute l’Inde pour admirer la façade de l’Hawa Mahal, le « Palais des Vents », également appelé « Palais des Brises ». Ce palais construit à la fin du 19ème siècle possède une singulière façade de 953 fenêtres reparties sur 5 étages, disposées de la sorte pour que les femmes de la famille royale puissent admirer la ville sans être vues. En Inde, on est mateur de mère en fils. 



Quelques gros plans sur les fenêtres en question. Les amateurs de football préféreront parler de lucarnes plutôt que de fenêtres, les moyenâgeux diront "meurtrières". Choisissez votre camp camarade ! Nous sommes venus, nous l'avons vu et nous l'avons photographiu mais entre nous, nous n'avons pas été envoûtés par ce bâtiment qui ne mérite pas d'y prêter plus que les 5 minutes nécessaires aux photographies de la façade. Personnellement, je m'attendais à me retrouver en face d'un palais immense, et non pas d'une simple façade pleine de fenêtres. #Blazédespalais 



Des amis de longues dattes ;-) 



Vous voici devant le fameux DDRC de Jaipur, le Design Development & Research Centre, c'est à dire le Centre de Recherche et de Développement du Design, rien que cela. 



Un parking pour deux roues, un dimanche après-midi 



Après avoir photographié la façade du Palais des Vents, nous sommes allés dans le City Palace de Jaipur, situé en centre ville. Nous avons vu de belles choses, malheureusement souvent dénuées d'explications, en anglais mais aussi en Hindi. Un coup du lobby des guides de musée indiens ? Toujours est-il que nous en avons profité pour faire des photos bien touristiques avec les gardiens du palais, dans leurs tenues traditionnelles. 



Un coin de rue 



La raison principale de notre venue à Jaipur résidait sur cette colline derrière nous : la visite du Fort Amer (ou Amber, selon les personnes). 



Avec ces murs érigés sur des kilomètres de collines, il fait penser à une sorte de muraille de Chine version Indienne. 


Il faisait beau lors de notre visite, même très beau. Il faut dire que la région est loin de ressembler à la Normandie. Les températures affolent souvent le mercure et les mois de mai et juin ont des moyennes de températures maximales aux alentours de 40°C. Les ombres des arbres étaient prises d'assaut par les femmes et les enfants, d'abord. 


La montée des marches, presque comme à Cannes. Sur la droite, un clin d’œil à notre meilleur ami pendant nos visites : le guide audio ! Play - pause, replay si besoin, l'audio guide offre plusieurs avantages, dont celui d’écouter les musiques jouées dans les différents musées. Nous n'avons pas pris de guide en chair en os, pour la simple raison que nous préférons visiter à notre rythme. 


Les jardins du lac Maota, depuis le Fort La porte de Ganesh, le Dieu éléphant. 


Un travail minutieux très impressionnant et encore bien conservé. Sur le dessus, vous pouvez voir de petites fenêtres et alvéoles, conçues sur le même principe que le Palais des Vents...


... Pouvoir voir sans être vue ! Tout un art chez les Indiens, souvent réservé aux Indiennes des hauts castes qui n'avaient pas le droit de se montrer en public.



De jolis jardins intérieurs venaient colorer le cœur du Fort, constituant les quartiers privés du maharadja. Le clou de la visite fut le passage dans le Sheesh Mahal, le Palais des Miroirs, que vous pouvez apercevoir sur la gauche.



 Des centaines et des centaines de miroirs, sur un fond de marbre et de pierres précieuses. Une finesse incroyable, protégée des mains curieuses et courantes par une barrière de sécurité.



Un véritable coffre à bijoux ! 



Plafonds et autres murs 

 

Quelques photos de plusieurs pièces du Fort : l’ancêtre de la baignoire - jacuzzi (avec un système de canalisations qui apportait l'eau dans la pièce), couloirs naturellement climatisés, et murs de la porte de Ganesh.

 

Détails d'une partie de la Porte de Ganesh 



Le pavillon Baradhari, dans le Palais de Man Singh I, donnant sur de multiples chambres. Ce pavillon était utilisé par les maharanis, les Reines de la famille royale. 



Les hauteurs du Palais de Man Singh 



Aussi ensoleillé qu'il puisse paraître, ce couloir disposait d'une fraîcheur très appréciable, grâce à une grande ventilation naturelle et à des murs épais, protégeant de la chaleur extérieure. 



 La file de rickshaws à l’extérieur du Fort 



Dernier arrêt sur le chemin du retour du Fort Amber, le Jal Mahal, aka le Palais sur l'eau. Situé sur le lac de Man Sagar, le palais ne peut pas être visité, mais seulement photographié. 



Sur les bords du lac, nous sommes passés devant cette cabane de la TAF, la Tourist Assistance Force, supposée protéger les touristes des arnaques du coin. Le policier en faction préférait profiter de l'ombre de la cabane plutôt que d'aller au devant des vendeurs aguicheurs que vous pouvez voir sur la droite.



Notre chambre dans la guest house de Jaipur. La propriétaire des lieux était très gentille, elle est venue discuter avec nous sur la terrasse pendant au moins une heure le premier soir.



Pour terminer sur une touche culinaire, nous avons mangé de très bons talis à Jaipur, dont celui-ci dans notre guest house. Ce plat a l'avantage de proposer un aperçu de ce qui se fait de meilleur dans la cuisine indienne : riz basmati (peut-être le meilleur que j'ai mangé en Asie !), le dal, les pratas, les plats en sauce. Un plat que le grand Nougaro aurait sûrement apprécié, lui qui était un bon vivant. Écoutons ensemble sa déclaration d'amour à sa ville natale, Toulouse, la Toulouse de France, l'unique, l'immense, La ville Rose. Suite au prochain épisode : TDM #01 Jodhpur, la ville bleue comme une orange 


Déjà paru sur l'Inde : TDM #01 Welcome to India! 

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